ÉCOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI
ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES
CONCOURS D'ADMISSION 2024
MERCREDI 17 AVRIL 2024
08h00 -- 12h00
FILIÈRE PC -- Épreuve n°5
PHYSIQUE B (XEULS)
Durée : 4 heures
L'utilisation de calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
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Propagation d'une onde acoustique dans un milieu non homogène
Nous nous proposons d'étudier la propagation d'une onde acoustique dans un
milieu non homogène en
adoptant une approche directement inspirée de l'optique géométrique.
Cette étude comprend deux parties. La première est consacrée à l'analyse des
hypothèses sur lesquelles
repose l'acoustique linéaire. La seconde s'attache à caractériser la
trajectoire suivie par un rayon acoustique
dans un milieu inhomogène. Ces deux parties sont, dans une large mesure,
indépendantes.
--+ Les applications numériques seront effectuées avec la précision qu'un
calcul à la main permet aisément, et
sans excéder deux chiffres significatifs. Les ordres de grandeur seront donnés
avec un seul chiffre significatif.
--+ Les réponses aux questions relevant de considérations qualitatives devront
être argumentées.
--+ Les références des questions abordées devront être indiquées de façon
claire.
1 Les hypothèses de l'acoustique linéaire.
Nous considérons une onde acoustique se propageant dans un milieu fluide soumis
au champ de pesanteur
ÿ uniforme (seulement à ce champ de force volumique). En l'absence d'onde
acoustique le traversant, ce fluide
est au repos dans le référentiel d'étude R(O, x, y, z) supposé galiléen. Nous
notons Y = U(M,t), p = p(M,t),
p = p(M,t) et T = T(M,t) les champs spatio-temporels de vitesse, de pression,
de masse volumique et de
température décrivant la réponse du milieu à l'onde acoustique. M désigne un
point de l'espace et { le temps.
Nous supposons que les conditions sont telles que l'écoulement, induit par
l'onde acoustique au sein du
fluide, peut être considéré comme étant "parfait" (la discussion de cette
hypothèse fera l'objet de la question
(11)). Les équations fondamentales de l'acoustique sur lesquelles repose
l'étude sont alors les suivantes :
Ov NN. , ----=>
pe +p(-grad) 5 = pÿ -- gradp
Ot NV T
Fr ne
4 (a) (b) (1)
Op
+ div (pv) = 0
1. L'échelle spatiale de description choisie en mécanique des fluides est
l'échelle mésoscopique à laquelle
est définie la particule fluide. Indiquer quel critère (objectif) guide le
choix de la taille d'une telle
particule, dans un milieu et pour des conditions thermodynamiques donnés (aucun
calcul d'application
n'est demandé).
2. Justifier que le système d'équations (1) ne permet pas, à lui seul,
d'accéder aux différents champs qu'il
fait intervenir. Par ailleurs, indiquer quelle difficulté mathématique
particulière soulève la résolution
d'un tel système.
e Le milieu fluide est excité harmoniquement à la pulsation w (w = Cste > 0).
Nous souhaitons définir à
quelle condition l'onde acoustique générée dans ce milieu peut être assimilée à
une onde plane harmonique.
Nous écrivons chacun des champs comme la somme d'un champ statique 50 = so(M)
(en l'absence d'onde
acoustique) et d'un champ dynamique Ôs -- ôs(M,t) associé à la propagation de
l'onde acoustique. Aïnsi :
0 = Vo + OÙ (Vo -- Ü). p = po + 0p, p = po + dp et T = Ti + ÔT. Nous notons À,
(4, > 0) l'amplitude de la
variable dynamique 65.
Nous notons k = k(w})& (|ü|| = 1) le vecteur d'onde associé à la propagation
des champs dynamiques.
Dans cette partie où il s'agira de raisonner sur des grandeurs
caractéristiques, nous considérerons qu'il
vérifie la relation de dispersion w? = c°k°. La grandeur c, positive, désigne
la célérité de l'onde dans le
milieu considéré.
Dans la suite de cette partie (1), la grandeur po sera considérée comme étant
uniforme dans le milieu
(indépendance vis-à-vis du point M).
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3. Indiquer à quelle condition le terme (a) de la première équation du système
(1) peut être "linéarisé".
. Établir à quelle condition le terme (b) de la première équation du système
(1) peut être négligé devant
le terme (a).
5. Définir à quelle condition la seconde équation du système (1) tend vers une
équation linéaire.
10.
11.
12.
. Nous supposons que l'évolution du milieu associée à la propagation de l'onde
est isentropique. Com-
plétons alors le système d'équations (1) en introduisant le coefficient de
compressibilité isentropique
xs du fluide défini par la relation suivante :
XS(P, T1) -- Aa. (2)
Définir à quelle condition cette relation permet de relier dp à Ôp dans la
limite linéaire. Sous cette
condition, donner l'expression de la célérité c (isentropique donc) des ondes
acoustiques dans le milieu
en fonction de po et X50 (XS0 = XS(p0, 10)). Exprimer enfin, en faisant
apparaître c, la relation liant
Ôp à 0p.
. Sous les conditions que nous venons d'établir, le système (1), auquel est
adjointe l'équation décrivant
la réponse en compressibilité du fluide (équation (2)), permet de relier
linéairement les composantes
dynamiques des champs. Nous supposons ici que la célérité c peut être
considérée comme étant uniforme
dans le milieu.
Établir alors à quelle condition, portant sur la pulsation w, la célérité c et
l'accélération de la pesanteur
g, cette dernière peut être négligée dans ces relations.
. Nous adoptons les valeurs suivantes : 9 = 10 m:s *, ci = 300 m:s ! et Ceau =
1500 m:s"!. Traduire
numériquement, sur la fréquence f = w/(27), la condition établie en réponse à
la question (7), dans
le cas où le milieu propagatif est de l'air, puis de l'eau. Commenter ces
résultats.
. Nous notons D ([D] -- L?T !) le coefficient de diffusion thermique du fluide.
Par ailleurs, nous
supposons que l'onde harmonique plane (w,k = w/c) se propage dans un milieu
"infini".
Établir à quelle condition, portant sur la pulsation w, la célérité c et le
coefficient D, l'évolution du
fluide induite par l'onde acoustique peut être considérée comme étant
adiabatique. On accompagnera
le raisonnement tenu d'une argumentation claire, appuyée sur un schéma
précisant de quelle manière
les échanges thermiques interviennent au sein du fluide.
Les coefficients de diffusion thermique de l'air et de l'eau ont pour valeurs
respectives D, = 20 x
10-6m?.s 1 et Don © 0,15 x 1076m°?.s1 (autour de po -- 10° Pa et Th --= 300 K).
Traduire
numériquement, sur la fréquence f = w/(27), la condition établie en réponse à
la question (9), dans
le cas de l'air puis celui de l'eau. Commenter ces résultats.
Dans le cas d'un écoulement compressible, lorsque les effets visqueux sont pris
en compte, le second
membre de la première équation du système (1) comprend deux termes
supplémentaires, linéaires
par rapport à la vitesse (dans le cas d'un fluide newtonien). Nous leur
associons, collectivement, la
grandeur caractéristique fy se présentant comme le produit d'un coefficient de
viscosité dynamique,
que nous noterons 7, par une grandeur caractéristique construite sur une
dérivée spatiale d'ordre deux
de la vitesse.
En comparant fy au terme (a) de la première équation différentielle du système
(1), définir à quelle
condition il devient acceptable de considérer l'écoulement induit par l'onde
acoustique (onde plane
(w,k = w/c)) comme étant parfait, comme nous l'avons supposé a priori dans le
texte introduisant le
système d'équations différentielles (1). On fera porter cette condition sur la
pulsation w, la célérité c
et la viscosité cinématique v = 7/p0 du milieu.
Écrire numériquement l'inégalité que doit alors vérifier la fréquence f =
w/(2x), dans le cas de l'air
(Lair 107° m?:871) puis celui de l'eau (Zeau 1076 m?-871). Commenter ces
résultats.
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13. Nous nous plaçons dans l'approximation linéaire et ne prenons pas en compte
l'accélération de la
pesanteur dans les équations mettant en relation les champs dynamiques.
Nous supposons que la célérité c des ondes acoustiques est une fonction de
l'altitude z et qu'elle varie
sur une longueur caractéristique £. Par ailleurs, chacun des champs dynamiques
Ôs (s = v,p,p ou T)
varie sur une longueur caractéristique À.
Établir à quelle condition, portant sur les longueurs £ et À, la composante 6s
est solution d'une équation
de D'ALEMBERT dans laquelle on a simplement remplacé la célérité c
(habituellement constante) par
la fonction EUR = cz).
[1 On ne cherchera pas à établir l'équation différentielle générale vérifiée
par ds, on raisonnera d'emblée
sur des grandeurs caractéristiques.
2 Acoustique géométrique.
Dans cette partie nous nous plaçons dans la limite linéaire et supposons que
l'évolution du milieu propagatif
induite par l'onde acoustique est réversible et adiabatique. Par ailleurs, nous
ne prenons pas en compte
l'accélération de la pesanteur dans les équations mettant en relation les
champs dynamiques (introduits dans
le texte précédant la question (3)). La célérité des ondes acoustiques dans le
milieu considéré est notée c.
Nous supposons disposer d'un émetteur permettant de générer une onde acoustique
collimatée (c'est-à-dire
qu'elle n'est pas divergente, ni convergente) et d'extension transverse
limitée. Par analogie avec l'optique
géométrique, cette onde sera appelée faisceau acoustique. Dans un milieu
homogène, un tel faisceau est un
ensemble de rayons acoustiques parallèles. Nous considérons qu'il peut être
représenté par une onde plane
monochromatique d'extension transverse limitée. Les surfaces isophases, ou
plans d'onde, sont alors des
plans perpendiculaires à la direction de propagation (définie par le vecteur
d'onde).
o Définition du cadre de l'acoustique géométrique.
Dans le cas d'une propagation dans un milieu non homogène, dans la mesure où la
longueur caractéristique de
variation des propriétés du milieu reste très grande comparativement à la
longueur d'onde, nous admettons
que la structure de l'onde reste plane, localement. Son vecteur d'onde &(M) =
&(M) & (M) (|&|| = 1)
dépend alors du point M de l'espace et vérifie une relation de dispersion
locale prenant la forme suivante :
w° = c(M)"k(M) (3)
La pulsation w est une constante positive fixée. c(M) désigne la célérité du
son, fonction des caractéristiques
du milieu au point M.
Dans ces conditions, accéder à l'expression des grandeurs associées à la
propagation d'une onde acoustique
devient difficile. L'approche géométrique !, dont nous allons établir le
principe, offre un accès plus immédiat
à la trajectoire d'un rayon acoustique.
14. Dans le cas où le milieu est de l'air, établir que le carré c° est
proportionnel à la température T de ce
milieu. On exprimera la constante de proportionnalité en fonction de la
constante des gaz parfaits À,
de la masse molaire M du gaz et de son indice adiabatique (ou coefficient de
LAPLACE) 7.
Indiquer quels sont les éléments à considérer pour accéder à la valeur de 7,
dans le cas d'un gaz. Déter-
miner alors cette valeur dans le cas de l'air dans le voisinage des conditions
normales de température
et de pression.
1. Il faut toutefois retenir que cette approche est développée dans un cadre
qui restreint sa portée (comparativement à celle
de l'acoustique ondulatoire).
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e Traversée, par une onde sonore harmonique, d'une interface entre deux milieux.
Nous considérons deux milieux (1) et (2), supposés homogènes, en contact par
l'intermédiaire d'une
interface plane (immatérielle). Nous notons EUR1 (c1 > 0) et c2(c2 > 0) les
célérités du son dans les milieux
respectifs (1) et (2). Un faisceau acoustique (w, #1) se propage dans le milieu
(1) en direction du milieu (2).
Il est réfracté par l'interface qui en donne le faisceau (w, &>) dans le milieu
(2). La figure (1) illustre cette
situation.
Z Milieu (2) TC
| 2
| -
_ 6 :
C2 TX \ UT
Interface O1. P2
Y
Ci
Milieu (1)
FIGURE 1 -- Faisceau acoustique réfracté au passage de l'interface séparant
deux milieux où les célérités
C1 et © du son y sont différentes. Les plans w1 et &2 représentent deux plans
de phase de ce faisceau.
Les rayons passant par les points O et À de l'interface (O,x,y) délimitent
l'extension transversale du
faisceau. Celui passant par le point I de l'interface est un rayon quelconque
de ce faisceau. Nous admettons
que les vecteurs d'onde k1 et k2 se situent dans le plan (O, z, x) (tous les
rayons représentés se situent donc
dans le plan de la figure).
15. En traduisant l'hypothèse que l'onde dans le milieu (2) reste une onde
plane, établir que les angles 6;
et 0 sont liés par la relation suivante :
sin@ sinb:
-- (4)
C2 C1
16. Commenter la relation (4).
e Propagation en milieu stratifié.
Nous considérons que le milieu propagatif est de l'air et que sa température
varie (de façon monotone)
avec l'altitude, soit T5 = To(z). Nous souhaitons déterminer la trajectoire
d'un faisceau acoustique qui s'y
propage. Ce faisceau sera représenté par l'un de ses rayons. Ce rayon est
choisi passant par l'origine du
repère R(O, z,x) et caractérisé par son vecteur d'onde Æ(O), appartenant au
plan (O, z,x) et associé à la
pulsation w.
e Dans une première étape, nous supposons que ce milieu se présente comme une
superposition de N
couches horizontales, de même épaisseur e, la température étant uniforme dans
chacune d'elles. Nous notons
Cn = (Th) (n EUR {1, N}) la célérité du son dans la couche n. Dans la couche
(1), le rayon est orienté par le
vecteur d'onde k1 = &(O) (8 EUR]0,x/2[). La figure (2) illustre cette situation.
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À
Z
Ode
RE LS
CRE PR
OR B
(1) 7 T,
RE PO 7
FIGURE 2 -- Milieu stratifié formé d'un ensemble de N couches de même épaisseur
e et de températures
(T5,.., TN) (illustration pour N = 6). k; = k(O) représente le vecteur d'onde,
dans la couche (1), du rayon
acoustique passant par le point ©.
17. Indiquer à quelle condition, portant sur l'épaisseur e des couches, cette
étude entre dans le cadre de
l'acoustique géométrique. Dans la suite, nous supposerons cette condition
satisfaite.
18. Représenter, sur la base d'une argumentation, l'allure de la trajectoire du
rayon acoustique de vecteur
145 d'onde ki -- E(O). On envisagera le cas où 7,11 > 7, et celui où T,11 < T, (pour tout n). Le nombre de couches n'est pas limité. 19. Écrire la relation permettant de déterminer 0,. pour tout n accessible par le rayon considéré, connais- sant O1. e Nous supposons à présent que la température de l'air varie continûment avec l'altitude z (de façon 150 monotone). Nous notons c(z) la célérité du son à l'altitude z et définissons un indice acoustique par le rapport n(z) = 1/c(2) (cette grandeur possède une dimension). Nous nous intéressons au rayon acoustique ayant pour vecteur d'onde £o -- E(O) à l'origine du repère R(O, z,x) (00 Æ 0 [r]). Nous notons no = n(z = 0). Il s'agit de déterminer la trajectoire de ce rayon que nous caractériserons par son équation cartésienne Z = Z{(x). Cette situation est illustrée sur la figure (3) (£o joue le rôle que jouait ki dans la situation décrite par la figure (2)). À C=C() ZE x) / (@) X / FIGURE 3 -- Milieu continûment stratifié où la célérité du son dépend de l'altitude z (de façon monotone). La trajectoire du rayon acoustique de vecteur d'onde £o -- E(O) et passant le point O est décrite par son équation cartésienne Z = Z{(x). 155 20. Indiquer à quelle condition, portant sur la pulsation w et la fonction c = c(z), cette étude entre dans le cadre de l'acoustique géométrique. Dans la suite, nous supposerons cette condition satisfaite. 21. Établir que l'équation différentielle vérifiée par la fonction Z = Z(x) prend la forme suivante : COR) 6 A2 où À est une constante que l'on exprimera en fonction des paramètres no et 60. -- Page 5/7 - 160 165 170 175 180 ai ©0 5 190 e Nous supposons que la dépendance spatiale de la température de l'air peut s'exprimer, sur le domaine d'étude considéré, par le développement suivant, restreint au premier ordre vis-à-vis du produit &z : 22. 23. 24. 25. 26. To(z) = To(0)(1+2az) où [az] K1 (a = Cste EUR R*) (6) Dans le cadre de cette approximation, déterminer la solution Z = Z(x) de l'équation différentielle (5). Établir que l'équation cartésienne de la trajectoire peut s'écrire sous la forme suivante : W(X) = B(80)X° +C(60)X où X=ar et W=aZ (7) On donnera l'expression de chacune des constantes B(40) (B < 0) et C(60). [1 Par la suite, nous supposerons que à > 0.
Étudier la famille de fonctions W = W(X) afin de caractériser le réseau de
trajectoires, dans le cas
où 00 El0,r/2]. Représenter l'allure de quelques trajectoires.
Nous supposons qu'un émetteur acoustique très directionnel est placé à
l'origine du repère R(O, z, x).
Sa direction d'émission est fixée par l'angle 45 (40 Æ 0 [x|). Les tracés
effectués en réponse à la question
(24) font apparaître deux domaines : un (désigné par D) dont chacun des points
peut être atteint par
l'onde sonore émise (pour une orientation #0 adaptée), un autre (désigné par
Do) dont tous les points
restent hors d'atteinte (quelle que soit la valeur de 45). Déterminer
l'équation cartésienne W£ = WF(X)
de la frontière délimitant ces deux domaines.
( Indication : On recherchera à quelle condition un point M du plan R(O, az,
ax) peut se situer sur
la trajectoire W = W(X) d'un rayon acoustique. Par ailleurs, on adoptera, comme
seul paramètre de
l'équation cartésienne W = W(X) de la trajectoire, uo = 1/ tan 6.
Représenter cette frontière sur le réseau de trajectoires tracé en réponse à la
question (24).
Nous supposons que la source sonore placée à l'origine du repère R(O, z, x)
émet des rayons acoustiques,
simultanément dans toutes les directions. Avec l'appui des tracés effectués en
réponse à la question
(24), indiquer comment est perçue acoustiquement cette source depuis un point
du domaine D1.
27. Indiquer quelle analogie peut suggérer l'équation (7) (ou les trajectoires
qui la représentent).
e Les résultats généraux établis pour un gaz restent applicables à un liquide.
Nous nous intéressons ici
à la propagation de rayons acoustiques en milieu océanique. La célérité des
ondes sonores y varie selon la
profondeur 2° (2! -- --z), sous l'effet des variations de température, de
pression et de salinité.
28.
Un sonar (sound navigation and ranging) est un dispositif acoustique permettant
de localiser (distance
et situation) des objets réflecteurs. Un sonar dit actif émet (mode émission)
des rayons acoustiques
dans un certain intervalle de directions puis détecte (mode réception ou
d'écoute) l'écho renvoyé par
les obstacles rencontrés. Sur la base du réseau de trajectoires tracé en
réponse à la question (24),
indiquer quels problèmes posent cette technique de localisation dans un milieu
stratifié.
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e La célérité du son en milieu océanique ne varie pas de façon monotone avec la
profondeur 2° (2
La figure (4) présente l'aspect de son profil c = c(z/) dans l'océan Atlantique
nord.
1500 1510 1520 1530
1540 c(m.s'')
ot Chenal He surface oi d
S00 ti Chenal Sonore profond
RS
1000 FN EE de
1
Influences des eaux chaudes méditérranéennes
1
QS)
> -
1500 -
2000 -E-+---------5 "sr Lo 7
2500 -È---- Net te
3000 Æ-------- Net
3500 -L-----------25 Di 1
4000 -T------- #1
4500 -F---------- |...
z'(m)
FIGURE 4 -- Aspect du profil, selon la profondeur, de la célérité du son dans
l'océan Atlantique nord.
29.
195
30.
200 1.
32.
Le sonar, situé sous un bateau de pêche, permet de localiser les bancs de
poissons. Le profil de célérité
représenté sur la figure (4) permet-il aux rayons acoustiques émis de se
propager au-delà du chenal
de surface ? On s'appuiera, en particulier, sur l'étude conduite en réponse à
la question (24) afin
d'estimer la "portée" maximale en profondeur d'un rayon acoustique,
correspondant à une valeur
donnée du coefficient à (introduit dans l'équation (6)).
Sans effectuer de calcul, représenter l'allure des rayons acoustiques émis par
un sous-marin (bruit)
situé à une profondeur z/ -- 500 m. On supposera que le sous-marin émet dans
toutes les directions.
Indiquer quel est l'analogue de cette situation en optique.
Préciser quel avantage procure à un sous-marin de se placer à la profondeur z/
= 500 m.
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